FRONT SOCIALISTE EUROPEEN F.S.E

15 NOVEMBRE 2007: DES MILLIONS D'USAGERS PRIS EN OTAGES

  • 15 NOVEMBRE 2007 : NOUVELLE PRISE D'OTAGE DU PAYS, ET SECONDE JOURNEE DE GALERE POUR DES MILLIONS D'USAGERS ET DE TRAVAILLEURS

 

Comme prévu, les différentes fédérations de syndicats des transports de la SNCF et de la RATP ont mis leurs menaces à exécution en prenant en otage, pour la seconde journée consécutive, l'ensemble du pays et des millions de travailleurs et d'usagers dépendants des services publics. Cette situation est véritablement scandaleuse tant sur le fond que sur la forme.

Sur la forme, il est proprement inadmissible en effet qu'une minorité, une profession, une corporation, qu'elle quelle soit, puisse, plusieurs jours durant, paralyser le pays entier, empêcher des millions de travailleurs de rejoindre leurs bureaux et leurs usines, pénaliser les parents pour la garde de leurs enfants, perturber l'activité de nombreuses entreprises et peut être même, pour certaines, les menacer dans leur existence par un grève de plusieurs jours.

 

Sur le fond, cette attitude bornée est absolument incompréhensible. Quelle justification trouver à cette prise d'otage ? Le personnel est-il menacé de chômage ? Va-ton licencier des milliers de cheminots ? Déposer le bilan de ces entreprises ? Supprimer leur retraite ? Délocaliser ?

Mais non! Les délocalisations ne concernent que les pauvres ouvriers et employés du secteur privé qui doivent se battre chaque jour pour que leurs activités ne soient pas transférées en Chine, en Inde, au Brésil ou autres contrées à main d'œuvre inépuisable, taillable et corvéable à merci. Comment justifier, que pour sauver un système de retraite en voie de faillite, on demande à une écrasante majorité de travailleurs de travailler plus longtemps, plusieurs années en plus, tout en permettant à une minorité de partir beaucoup plus tôt ? En quoi conduire un TGV est-il plus pénible que de travailler à la chaine dans une usine, de se lever dans la nuit pour faire du pain, de faire de la maçonnerie dehors par tous les temps, de porter des charges lourdes toute sa vie ou d'être gardien de la paix dans une zone de non droit ? Et les TGV fonctionnent-ils encore à la vapeur et au charbon ? Et quand bien même conduire un TGV pourrait être une activité pénible, surtout à partir d'un certain âge, qu'est-ce qui empêche alors d'exercer d'autres missions dans la même entreprise ? La fonction publique a des contraintes ? Mais la sécurité de l'emploi n'est-elle pas, surtout en ces temps de précarité et de chômage, un avantage incomparable et une contrepartie suffisamment juste ? Si conduire un train, être contrôleur, ou travailler derrière un guichet est si pénible, pourquoi n'y a-t-il pas des milliers de démissions ? Pourquoi ces « bagnards » ne quittent ils pas leur fonction pour se précipiter vers ce « paradis » que serait le secteur privé, les usines, les entreprises soumises à la loi du marché, et à la concurrence asiatique ?

 

Soyons sérieux, les français ne sont pas dupes. A plus de 60%, ils estiment que cette grève n'est pas justifiée.

 

Le FSE n'est pas hostile aux transports publics. Bien au contraire, nous pensons que cette activité est une mission fondamentale dans l'organisation et le fonctionnement du pays. Elle ne doit pas être confiée à n'importe qu'elle entreprise et à n'importe quel capitaliste. Mais ils faut que ces services fonctionnent correctement et assurent leur mission de service public tous les jours. Nous estimons que la sécurité de l'emploi est un avantage essentiel qui est le prix des contraintes que peuvent subir certaines professions. Etre à l'abris du chômage, ne pas craindre pour son avenir, pouvoir planifier sa vie, s'organiser, voir sur le long terme, ce sont des possibilités qui ne sont malheureusement pas permises à des millions de travailleurs. Pour cette raison, le FSE dit NON et encore NON au droit de grève dans la fonction publique.

 

NON A LA PRISE EN OTAGE DU PAYS ! NON AUX DIKTATS DE SYNDICATS POLITISES ET MINORITAIRES QUI VEULENT GARDER LEURS POUVOIRS DE NUISANCE A DES FINS POLITIQUES AU DETRIMENT DE L'INTERET GENERAL.

VRAIS SOCIALISTES, NOUS DISONS QUE LA SOLIDARITE ET L'INTERET GENERAL DOIVENT PREVALOIR SUR LE DROIT DE GREVE, MANIFESTATION DE L'INDIVIDUALISME ET DU CORPORATISME.

 

CETTE POSITION EST UNE DES REVENDICATIONS DU FRONT SOCIALISTE EUROPEEN.

 

              SOLFERINO

 



Article ajouté le 2007-12-30 , consulté 56 fois

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