09 FEVRIER 2008 : "LE PRESIDENT QUI FAIT PSCHITT"
9 FEVRIER 2008: " LE PRESIDENT QUI FAIT PSCHITT !"
« La déception » selon L'express, « Ce qui cloche » d'après Le point, enfin « Le président qui fait pschitt » selon le bon mot du Nouvel observateur. Les couvertures des hebdomadaires de cette semaine illustrent la fin de l'état de grâce de N. SARKOZY.
Les sondages et enquêtes se suivent et se ressemblent depuis le début du mois de janvier. Tous traduisent le même sentiment et la même dégringolade. – 10 points par-ci, - 15 points par-là, - 13 points ailleurs… même l'INSEE, organisme public, qui mesure le moral des français, dit n'avoir jamais mesuré une déprime aussi sérieuse dans la population. Comme des millions d'autres français plus lucides que les autres, ayant refusé de choisir entre SARKOZY et ROYAL, nous savions que ni l'un ni l'autre n'avaient la stature, les épaules, la volonté et surtout le pouvoir de changer quoi que ce soit de fondamental dans l'évolution de notre société et de résoudre réellement les graves problèmes que nous subissons. Tous deux, issus du « Système », partisans du « libéralisme- mondialiste » émanations de la « France d'en haut », incarnant le « pays légal », baignant dans le « people-lisme », déconnectés du quotidien du peuple, en contact avec celui-ci que par l'intermédiaire de fiches préparées par leurs conseillers en « com », ils étaient incapables de mesurer avec sincérité l'ampleur du désarroi du peuple, de sentir ses craintes ses peurs et ses souffrances, comment pouvaient-ils alors dresser un diagnostic sérieux et prescrire le seul traitement de choc qui s'impose. On ne guérit pas d'un cancer avec de l'aspirine… or c'est ce que proposaient les deux finalistes de la dernière élection présidentielle.
N.SARKOZY, cependant, il faut bien lui reconnaître cela, avait su faire preuve jusqu'à présent d'un certain talent de communiquant. On pouvait donc attendre de N.SARKOZY que son état de grâce dure un peu plus longtemps. Il semblait être sorti indemne, on se demande comment, des émeutes de Villiers Le Bel, il semblait être sorti renforcé à l'issue des grèves des transports… et tout à coup… patatras ! En quinze jours ou un mois, celui qui arrivait à convaincre, ou duper, 55% des français est parvenu à se mettre à dos plus de la moitié d'entre eux, la majorité ne lui faisant plus confiance. Comme si une fois le Père Noël passé, les Français étaient redescendus sur terre. La chute est aussi spectaculaire que celle de Chirac quelques mois après son élection en 1995… c'est dire la gravité de la situation !
Les médias invoquent son échec devant la perte du pouvoir d'achat. En réalité, ce retournement radical de l'opinion est dû à l'incohérence générale de la politique menée par celui qui se présentait comme le candidat de la « rupture » . Après 9 mois, les français semblent déjà porter un jugement sur la capacité du Président et de son équipe à sortir le pays de l'abyme… et envisagent la suite avec inquiétude. En neuf mois, qu'avons vu du Président de la « rupture » ?
- Nous avons vu un régime qui a encore capitulé face à la racaille lors des émeutes de banlieues. Lors des violences de Villiers Le Bel, 80 fonctionnaires de police ont été touchés par des armes à feu et aucun blessé n'a été comptabilisé du côté des voyous. Il est clair qu'instruction avait été donnée aux forces de l'ordre de ne pas intervenir, d'éviter à tout prix la bavure. Or ce n'est pas pour cela que N.SARKOZY a été élu. Nombreux sont ceux qui croyaient élire un vrai chef d'Etat qui rétablirait l'ordre partout. Il aurait fallu donner l'ordre de mater les émeutiers, aller les chercher un par un, coûte que coûte, même en faisant usage de la force, jusque dans les appartements de leurs parents, « jusque dans les chiottes » pour reprendre une expression du Président Russe V.POUTINE, les considérer comme des terroristes et les traiter comme tel. Il aurait fallu utiliser le « KARCHER » dont il avait parlé lorsqu'il était Ministre de l'intérieur, instaurer l'Etat d'urgence, sanctionner les parents lourdement, les priver de toutes allocation sur fonds publics, les expulser de leurs logements sociaux, expulser immédiatement les étrangers dans leur pays avec leurs familles, retirer la nationalité française des autres…c'est grâce à cette image de « dur avec les voyous et protecteur des petits » qu'il a gagné… or le KARCHER, une fois Président, est resté en panne, on a pas voulu le sortir, ce n'est donc pas la rupture, mais bien la continuité avec 30 ans de violences, d'insécurité, de zones de non droit, d'Etat capitulard et incapable d'assurer sa fonction première : garantir la sécurité physique et matérielle des citoyens.
- Nous avons vu un régime incapable de garantir le pouvoir d'achat. Et alors que les français voient leur portefeuille s'amincir, subissent la hausse des prix des produits alimentaires, supportent de nouvelles franchises médicales, c'est le moment choisi par le Président pour s'accorder une belle augmentation de traitement, comme s'il s'agissait d'une mesure urgente. Les français ont pu voir alors le caractère impulsif du Président, incapable de se contrôler lorsqu'un pêcheur breton lui reproche cette augmentation quand les pêcheurs rencontrent des difficultés liées à l'augmentation de leurs charges. A ceci il faudrait ajouter la polémique sur les logements sociaux occupés par des membres du gouvernement ou de cabinets quand tant de français rencontrent des problèmes de logement, l'étalage ostentatoire et médiatique par les privilégiés du « Système » de leurs richesses, de leur train de vie hors du commun, du luxe dans lequel ils vivent.
- Nous avons vu un régime qui n'hésite pas à dire que la France doit importer de la main d'œuvre étrangère et relancer une politique d'immigration, laquelle soit dit en passant n'a jamais cessé… Ainsi alors que la France compte officiellement 2,5 ou 3 millions de chômeurs, alors que 160000 jeunes sortent chaque année de l'école sans métier ni diplômes, N.SAKOZY veut faire venir des travailleurs immigrés au prétexte que nous aurions une « pénurie de main d'œuvre ». Or ceux qui ont voté pour N.SARKOZY n'ont pas voté pour lui pour accroître une immigration dont les français ne veulent plus depuis longtemps. S'il y a des secteurs qui recherchent des travailleurs, alors il faut engager un immense effort d'investissement dans la formation continue, former des chômeurs à de nouveaux métiers, les inciter financièrement, les aider encore plus dans la mobilité géographique, adapter notre système éducatif aux besoins de notre économie et aux débouchés offerts. Il n'est pas normal ainsi que d'année en année les lycées agricoles voient leurs effectifs fondre, les centre d'apprentissage insuffisamment remplis, les métiers manuels dévalorisés, alors que dans le même temps c'est la loi de la jungle qui règne en matière d'orientation, chacun allant là où bon lui semble, parfois plusieurs années à passer inutilement d'une filière à une autre, ce qui fait que nous avons des milliers d'étudiants en sociologie, psychologie, ou en sport quand les débouchés se limitent à quelques centaines… Cette politique d'immigration est d'autant plus paradoxale qu'elle va même conduire à piller les pays émergeants de leurs meilleurs éléments. Mécaniquement ces pays seront encore plus en difficultés, fragilisés, et leurs populations encore plus encouragées à immigrer. Il n'y a donc pas « rupture », là aussi, mais bien continuité avec 40 ans de politique « d'immigration-invasion » comme dirait GISCARD D'ESTAING, politique que rejette massivement les français. Mais N.SARKOZY est passé, à tort, pour l'homme qui allait mettre de l'ordre, expulser les clandestins, s'attaquer aux mariages blancs… c'était LE PEN sans LE PEN… les électeurs doivent être effondrés aujourd'hui après avoir vu qu'on arrivait difficilement à expulser à peine 25000 clandestins ce qui représente une goutte d'eau comparée aux centaines de milliers de clandestins vivant en France et aux centaines de milliers qui envahissent l'Europe chaque année. On assiste aujourd'hui encore à des occupations d'églises, de gymnases, de bâtiments publics par des clandestins, des simulations de « grève de la faim » sur-médiatisées, orchestrées et organisées par des associations extrémistes, collaboratrices, à des régularisations comme sous un gouvernement PS-PC-VERTS et à trouver même des logements pour les plus déterminés d'entre eux comme ce fut le cas pour les familles squattant le trottoir de la rue de la banque, avec l'appui de vedettes du show-biz. A-t-on supprimé l'AME, l'aide médicale d'état qui permet aux clandestins de bénéficier gratuitement de soins médicaux et qui coûte si chère au contribuable ? Non bien entendu, de même qu'un clandestin peut toujours utiliser le métro gratuitement alors que le citoyen respectuex des lois doit payer son titre de transport.
Il n'a y a donc rien à attendre de ce gouvernement qui n'applique pas une politique de "rupture", mais qui ne fait que gérer le déclin, qui marche sur le même chemin que ses prédécesseurs de droite et de gauche. En attendant, hélas, le temps passe, et les opportunités du sursaut et de révolte diminuent. Les 4 prochaines années du mandat de SARKOZY risque d'être bien longues pour beaucoup d'entre nous...
SOLFERINO

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