FRONT SOCIALISTE EUROPEEN F.S.E

13 FEVRIER 2008: TOUT LE MONDE AU CRIF!

LE DÎNER DU CRIF DU 13 FEVRIER 2008 BAT DES RECORDS D'AFFLUENCE

 

                 

Comme chaque année, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) organisait son dîner. Et comme chaque année, c'était le rendez-vous à ne surtout pas manquer pour toute personne médiatique, qu'elle soit journaliste, affairiste, artiste et bien entendu pour  tout homme politique « politiquement correct ». Selon les termes même du CRIF,  c'est le « rendez-vous annuel obligé de la classe politique française et de l'intelligentsia »… rien moins que ça ! Cette date du 13 février 2008 était donc probablement inscrite dans les petits agendas depuis fort longtemps. Fait historique, le dîner était présidé par Le Président de la République en exercice, N. SARKOZY, un habitué des lieux. Il était bien entendu accompagné par son premier Ministre et de l'ensemble du gouvernement. Les membres de l'opposition étaient également présents avec évidemment la présence de Ségolène ROYAL, mais aussi le Maire de Paris Bertrand DELANOË et les leaders des principales formations politiques sans oublier quelques vedettes du show-biz comme Régine et Rika Zaraï ou des écrivains comme Marek Halter. Selon le CRIF lui-même, le dîner a battu des records d'affluence chiffrant à plus de mille les personnes se pressant aux portes de l'entrée.

 

« ISRAEL, C'EST L'ETAT DES JUIFS »

 

           

Richard PRASQUIER, président du CRIF

 

 

Dans un premier temps, le président du CRIF a  appelé à renforcer l'enseignement de la shoah, à intensifier une nouvelle fois la lutte contre « l'antisémitisme » , à soutenir Israël ou à avoir une position ferme face à l'Iran dans sa volonté de développer son programme nucléaire. A ce sujet, il a regretté que des entreprises commercent avec l'Iran, rappelant une phrase de Lénine – «  Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous allons les pendre ». Il n'a pas hésité non plus a manifester l'étroite allégeance et l'attachement charnel d'une partie de la communauté juive de France à un autre Etat, en l'occurrence Israël. Il en profita ainsi pour rappeler qu' « Israël a été fondé comme Etat  juif »,  avec  Jérusalem comme capitale immémoriale. C'est l'Etat du peuple juif ».  

Il a également souhaité qu'Israël intègre enfin la francophonie et surtout que ce pays ne soit pas exclu du projet « euro-méditérannée » souhaité par le Président de la République.

 

 

« UN AMI INDEFECTIBLE D'ISRAEL »

 

                                                              

 

Nicolas SARKOZY, "ami indéfectible d'Israël" durant son discours

 

Le discours de N. SARKOZY qui suivit fut un  véritable catalogue de propositions et d'affirmations allant toutes dans le sens souhaité par le CRIF. Ainsi, dès le début de son intervention, SARKOZY à une nouvelle fois affirmé qu'il était « l'ami indéfectible d'Israël ».  Ainsi, concernant l'Iran, pour satisfaire le CRIF et l'Etat d'Israël auquel M. PRASQUIER est attaché, M. SARKOZY a rassuré tout son monde en souhaitant que de nouvelles sanctions soient prononcées par la communauté internationale contre l'Iran en raison de la supposée poursuite de son programme nucléaire.  Il a par ailleurs demandé à ce que les entreprises françaises ne commercent plus avec ce pays. Mais surtout, devant ces instances communautaires du CRIF, puissantes et influentes, représentant une fraction extrêmement minoritaire de la population, ne représentant d'ailleurs pas tous les juifs qui ne se reconnaissent pas forcément dans ses revendications, le Président de la République a annoncé, sans aucune discussion avec des instances plus légitimes, que dès la rentrée 2008 chaque enfant de CM2 se verra confier la mémoire d'un enfant juif mort lors de la seconde guerre mondiale. Chaque enfant devra connaître le nom, le prénom, l'âge et les circonstances de la mort de cet enfant.

 

                 

 

Chaque enfant de CM2 se verra confier dès 2008 la mémoire d'un petit juif mort lors de la seconde guerre mondiale

 

 

Cette proposition est celle qui déclencha la polémique. Elle provoqua une réaction hostile d'une partie importante du corps enseignant, la forte réserve des pédiatres et de psychiatres, d'intellectuels, des associations de parents d'élèves et  même l'hostilité de Simone VEIL ! Un sondage IFOP révélait même qu'elle suscitait l'opposition de plus de 80% des Français. N. SARKOZY espérait probablement par cette nouvelle annonce, spectaculaire et sensationnelle,  enrayer sa dégringolade dans les sondages… C'est en réalité l'effet inverse que cette proposition va provoquer. Alors qu'on attend enfin que le Président s'attaque réellement aux problèmes quotidiens de tous les Français, comme la perte réelle du pouvoir d'achat, les délocalisations, l'immigration,  la crise aiguë du logement, la dette publique qui s'aggrave, la faillite de notre protection sociale, l'insécurité qui n'a pas été réglée, le Président SARKOZY ne trouve rien de plus urgent que d'annoncer une mesure qui visera tous les petits français et qui leur fera porter la lourde charge de la mémoire d'un enfant juif, mort, qu'il ne connaissait pas, sans avoir le recul nécessaire et  la compréhension globale du contexte historique de l'époque. Nombreux sont les spécialistes qui ont évoqué leurs craintes quant aux effets psychologiques sur de jeunes enfants de 10 ans. Bien entendu cet aspect là de la question n'est pas négligeable. Mais cette proposition est également condamnable à bien d'autres titres.

 

 

UNE CHUTE DE 30% DES ACTES ANTISEMITES EN 2007

 

-         Tout d'abord il faut noter que cette proposition dont l'objectif avoué et de lutter contre l'antisémitisme a été prononcé lors d'un dîner strictement privé, communautaire, alors que la moindre des choses aurait été de le faire lors d'un Conseil des Ministres à Matignon, après discussion et débat. Le CRIF n'est pas Matignon et M. PRASQUIER n'est ni Ministre, ni secrétaire d'Etat ni investi d'aucun mandat politique quelconque.

 

-         Ensuite pourquoi cette annonce, ce « cadeau » à la communauté juive, alors que le président du CRIF lui-même, dans son discours, se réjouissait de la diminution des actes antisémites de 30%. Pour l'année 2007, le Ministère de l'intérieur on a dénombré 350 actes antisémites. Faut-il rappeler que l'ensemble officiel des crimes et délits en France se compte en centaines de milliers et que selon les enquêtes de victimisation on en dénombre plusieurs millions ! Alors certes, comme le dit M. PRASQUIER, c'est 350 actes antisémites de trop. Mais les centaines de milliers de crimes et délits commis en 2007 sont également des crimes et délits de trop. Les victimes assassinées, massacrées, pour des motifs crapuleux ou encore pour des motifs racistes « anti-blancs », car le racisme « anti-français » est de loin le plus développé, doivent retenir au moins autant l'attention des pouvoirs publics. Le « racisme  anti-flic » extrêmement fort lui aussi dans les banlieues et chez les jeunes de l'immigration ne devrait-il lui pas non plus  faire l'objet d'actions pédagogiques comparables ?

 

Le 25 novembre 2007, une jeune femme, Anne-Lorraine SCHMITT, française, blonde, blanche, catholique, allant à l'église, âgée de 23 ans, travailleuse, courageuse, intelligente, promise a un bel avenir, a eu le malheur de monter dans le même train qu'un certain DEVE-OGLOU, d'origine turque. En 7 petites minutes, elle sera sauvagement massacrée par ce barbare de plusieurs dizaines de coups de couteau… Pourquoi ne pas confier aux enfants de CM2 la mémoire d'Anne-Lorraine SCHMITT ? Pourquoi ne pas confier la mémoire de chaque français, assassiné ou massacré, chaque année par des criminels d'origine étrangère ? Pourquoi ne pas confier la mémoire de tous les policiers morts dans l'exercice de leurs fonctions, tués uniquement parce qu'ils sont flics ? Pourquoi ce « cadeau » ne serait offert qu'à une communauté en particulier ?

 

 « L'ENSEIGNEMENT DE LA SHOAH EN France EST SATISFAISANT(…), CETTE PERIODE HISTORIQUE EST CELLE SUR LAQUELLE ON INSISTE LE PLUS AU COURS DE LA SCOLARITE »…

 

-         Cette question est d'autant plus sérieuse que dans le journal du dimanche qui suivit cette annonce, et c'est le troisième point à souligner, Annette WIEVIORKA, chercheuse au CNRS, historienne, auteur de nombreux ouvrages sur la shoah, notamment un « Auschwitz expliqué à ma fille » ne voit aucun intérêt à cette mesure : « Aborder le génocide des juifs à l'école primaire est selon moi une mauvaise chose », et elle poursuit « L'enseignement de la shoah en France est satisfaisant, énormément de choses ont été mises en place (…) cette période historique est sans doute celle sur laquelle on insiste le plus au cours de la scolarité, celle sur laquelle les moyens les plus considérables sont déployés » et elle termine son interview par « Nos enfants, nos petits enfants n'ont pas à porter des crimes qui ne sont pas ceux de leur génération »…

 

                

 

 

Madame WIEVIORKA qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie pour "l'extrême droite" a tout dit ! Non , nos enfants, qui ne sont pas juifs, n'ont pas à supporter moralement et psychologiquement la charge morale de la mort de petits juifs du siècle dernier ! Ils n'ont pas à porter cette responsabilité qui n'est pas la leur et comme le dit l'historienne, cette partie de la seconde guerre mondiale, car c'est un élément de cette guerre mais pas le seul, est suffisamment enseigné. Tous les enseignants ont été sensibilisés sur ce sujet, les cours d'histoire laissent une large part à la shoah, des moyens matériels importants sont utilisés, pourquoi alors en rajouter ? Moi-même je me souviens parfaitement qu'au lycée la question de la shoah était très largement abordée, avec films, images d'archives, documentaires, interventions directes de déportés juifs venant au lycée pour tout raconter…

 

C'est finalement peut être la goutte qui risque de faire déborder le vase. Car même si Emmanuelle MIGNON, directrice du cabinet de N. SARKOZY, qui a joué un grand rôle dans cette annonce surprise a clairement dit, toujours dans le JDD, que « la shoah est le crime raciste absolu », il n'en demeure pas moins que l'histoire du monde et de l'humanité est pleine de crimes racistes de masse, de génocides, de massacres de peuples entiers, or ces crimes ont droit à beaucoup moins de « publicité » dans les écoles et les médias. Pourquoi dans ce cas ne pas confier la mémoire d'un petit enfant Arménien assassiné par les turcs ? Les Arméniens de France seraient aussi en droit de demander un démarche comparable.

Les 2000000 harkis abandonnés en Algérie et massacrés par le FLN dans d'atroces conditions n'auraient-ils pas droit à ce genre de propositions ?

 

 Les chouans, les rebelles vendéens étaient également considérés par les généraux de 1793 comme une « race à exterminer » (le mot extermination est utilisé dans les comptes rendus et les ordres de l'époque).  Ce sont aussi des crimes racistes qui, pour la directrice de cabinet de SARKOZY, sont peut être « relatifs », puisqu'il n'y a qu'« un crime raciste absolu » selon elle, mais pour les descendants de toutes ces  victimes, qui ne sont pas juifs, ces crimes sont tout aussi monstrueux que les malheurs du « peuple élu ». Cette proposition, si elle se concrétise, va n'avoir qu'un seul effet… Développer encore plus le communautarisme, la concurrence entre les communautés dans la reconnaissance de leurs malheurs collectifs et historiques, pousser à de nouvelles revendications voire multiplier les demandes de réparations morales et financières, c'est de l'huile jetée sur le feu… D'ailleurs qui peut  croire sérieusement que dans les écoles des cités, en Seine Saint Denis ou ailleurs, là où les classes sont composées pour l'essentiel de jeunes musulmans issus de l'immigration, on va confier la mémoire d'un enfant juif ? Alors que déjà on y enseigne plus, par peur des réactions, ni la shoah, ni le temps des croisades, ni certains textes classiques de la littérature car pas assez respectueux de l'ordre social souhaité par l'islam…

 

               

 Le génocide Arménien, crime "relatif" par opposition au "crime absolu" selon la conseillère de SARKOZY?

 

 

                                      

LA GRANDE GUERRE: 1 357 000 MORTS COTE FRANCAIS, TROIS FOIS  PLUS DE BLESSES... ET SI ON CONFIAIT A NOS ENFANTS LA MEMOIRE D'UN DE CES HEROS ANONYMES?

 

Cette mesure, en réalité, (et on a le droit de s'en réjouir) ne sera pas sûrement pas appliquée. Ou elle sera tellement vidée de sa substance qu'elle n'aura plus rien à voir avec ce qui était proposé et qui déclencha la polémique. Mais le Président SARKOZY aura réussi ce qu'il voulait… Faire un « scoop » en cajolant et caressant le CRIF dans le sens du poil. Ce n'est pas un « Président KARCHER » (on a vu la mollesse de sa réaction lors des émeutes ethniques à Villiers-Le-Bel en 2007), mais un « Président KASHER », grand ami du "peuple juif" et d'sraël est aux commandes.

 

D'ailleurs, le discours du maître des lieux, M. PRASQUIER, était très intéressant dans ses contradictions et les interrogations qu'il suscite pour un français, européen, qui n'appartient pas au « peuple juif ».

 

Israël est donc selon ses propres mots « l'Etat  des juifs » ? Mais alors on est en droit de se poser cette question légitime… un juif de France , de New-York, de Londres, de Sydney ou d'ailleurs, de quel pays se sent-il le plus attaché ? Cette double allégeance, cet attachement charnel à l'Etat d'Israël, est certes compréhensible, puisque que « L'Etat d'Israël est l'Etat des juifs ». Mais de quel Etat sera-t-il, dans son profond intérieur, le plus proche ? De celui ou il vit, ou d'Israël ? Est-il d'abord Français, Américain, Anglais ou avant tout Israélien de France, de New York, ou de Londres ? Un juif, qu'il agisse dans le domaine des affaires, de l'économie, de la diplomatie, dans les médias, la politique, effectue-t-il ses choix en fonction de l'intérêt du pays dans lequel il vit ou les fait-il d'abord en fonction des intérêts du « peuple juif » et d'Israël, puisque selon M. PRASQUIER être juif, c'est appartenir à un « peuple »…

 

 

« LA France EST DIVERSE ET CETTE DIVERSITE EST SOURCE DE RICHESSE » (…) « ISRAEL C'EST L'ETAT DES JUIFS, LE RETOUR DES PALESTINIENS, CE SERAIT LA FIN D'ISRAEL »

 

Autre question très intéressante. Le président du CRIF affirme que « La France est diverse et que cette diversité est richesse, que l'étranger doit être respecté, que les discriminations dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration sont intolérables. » Discours politiquement très correct, angélique et surtout très hypocrite.

Car ce même président du CRIF, dans le même discours, quelques lignes plus loin, au sujet d'Israël déclare –« Israël, c'est l'Etat des juifs. Qu'on ne se leurre pas, le retour des réfugiés palestiniens, ce serait la fin de l'Etat d'Israël » .

 

Mais Monsieur le président du CRIF, qu'est ce que c'est que ce parfum d'intolérance, d'exclusion et de nationalisme ? Je croyais que la diversité était source de « richesse », selon vos propres termes au sujet de la France ? Le retour des palestiniens, conformément d'ailleurs aux résolutions de l'ONU, ne serait donc pas source de « richesse » mais au contraire signifierait la disparition de l'Etat juif ? L'Etat juif a donc le droit de défendre son identité, son caractère juif, ses coutumes, son mode de vie contre les risques que feraient peser toute immigration massive, en revanche la France n'aurait pas le droit de se protéger, de défendre son identité, de se protéger également contre toute immigration qui pourrait aussi amener sa disparition ? Car Monsieur PRASQUIER, il y a peut être une identité juive à défendre, mais le peuple Français a aussi son identité propre qui s'est forgée des siècles durant et dont les racines profondes plongent très loin dans l'histoire.  «  Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne »  disait le Général DE GAULLE pour justifier selon lui l'abandon de  l'Algérie française, estimant l'assimilation de millions d'arabes musulmans impossible. Cette identité du peuple français a des racines multiples,  celtes, latines, germaniques, nordiques, qui toutes sont des racines de souche européenne. Les mouvements de populations ont concerné des peuples de la même famille, de la même souche, de la même religion, ce qui a permis relativement facilement de fondre les nouveaux arrivants. Cette identité ne s'est donc pas construite à partir de 1974 et de l'institution du regroupement familial qui fut le début de l'immigration de peuplement massif extra-européen et à dominante musulmane. Ce discours lénifiant et angélique sur la « diversité source de richesse », c'est le discours qui est diffusé constamment partout depuis près de 40 ans ! Or la politique d'immigration de peuplement qui l'accompagne a échoué M. PRASQUIER ! Elle a abouti aux zones de non droit, aux cités interdites, aux émeutes, à l'explosion de la délinquance dans les quartiers, à l'islamisation, aux communautarismes, au développement de « la haine » et du « racisme anti-français », la « haine du flic, du pompier, du facteur, de l'Etat »… Tout ce que vous ne voulez pas pour Israël mais que vous demandez et acceptez pour la France…

 

 

EN 2002, 57% DES ISRAELIENS VEULENT QUE LEUR PAYS SOIT UN ETAT POUR LES JUIFS

 

 

            

 

 

Ce discours me rappelle de nombreux articles vus dans la presse, comme celui du 13 juillet 2002 paru dans le quotidien LE MONDE qu'il est difficile de qualifier aussi de « brochure d'extrême droite ». Or voici ce que disait cet article. Il s'agissait du problème des 27% des 6,4 millions d'Israëliens qui n'étaient pas juifs. On y apprend ainsi que « la crainte de voir s'émousser le caractère juif de l'Etat hébreu est permanente en Israël ». On y apprend alors que le Ministre de l'intérieur est un certain  Eli Yishai, qu'il est représentant du parti religieux ultra orthodoxe SHASS (pour ne pas dire « d'extrême droite ») et qu'il s'est engagé à durcir la loi sur l'entrée des non-juifs en Israël. Le quotidien MAARIV a même publié un sondage de l'époque montrant que 57% des Israéliens souhaitent que leur pays soit « un Etat pour les juifs »… Car toujours selon cet article, « l'évolution démographique défavorable aux Israéliens au profits des arabes palestiniens est régulièrement agitée comme une menace pour l'existence même d'Israël en tant qu'Etat juif »… C'est dire si la défense de l'identité et du caractère juif est une préoccupation majeure des Israëliens. Où est donc l'acceptation de la diversité si chère à M. PRASQUIER ? Et que pense-t-il également des discriminations subies par les non juifs vivant en Israël au lieu de parler des soi-disant discriminations qui existeraient en France ? Selon un article du Monde du 8 septembre 2008, l'association SIKKUY, qui promeut l'égalité des chances entre citoyens, a établi que sur 337000 logements sociaux construits entre 1975 et 2000, seuls 1000 l'ont été dans des villes arabes ! Le même rapport souligne l'inégalité devant l'emploi, les arabes Isrëliens étant plus fortement frappés par le chômage, de même qu'ils ne sont que 6% dans la fonction publique tout en représentant 19% de la population ! Autre exemple, sous le titre « Israël doit-il se suicider ? », le CRIF lui-même lançait en janvier 2001 une campagne de soutien à Israël en affirmant qu'il est impossible d'accepter la demande des Palestiniens d'un droit au retour car il conduirait à terme à une submersion démographique d'Israël. Et M. PRASQUIER a décidément la mémoire courte en dénonçant les prétendues discriminations en France, alors qu'il sait très bien que l'extrême droite en Israël est puissante, qu'elle est représentée à la Knesset et qu'elle participe aux gouvernement qui se forment. Ce fut ainsi le cas en février 2003 lorsque Ariel SHARON s'est allié avec le Parti National Religieux (PNR)pour avoir une majorité suffisante.

Pas un mot non plus de notre « champion » de la tolérance, qui se permet de citer Martin Luther King, sur la construction du « mur de sécurité » qui sera à terme plus haut, plus long , plus épais que ne l'était le mur de Berlin, avec barbelés, tours de surveillance tous les 300 mètres et tranchées et qui à terme aura pour effet d'annexer 16% du territoire de la Cisjordanie où vivent 230000 palestiniens et plus de 300000 colons juifs… Et cela malgré la condamnation de l'ONU ! Selon l'organisation internationale, ce mur réduira de 45% la production agricole de Cisjordanie. Car il se construit sur les terres palestiniennes afin d'englober le plus grand nombre de colonies juives et de terres agricoles. Quel bel exemple de tolérance et d'ouverture à l'autre !

 

         

 

 

LES JUIFS DOIVENT SE DESOLIDARISER DU CRIF QUI NE SERT PAS LEURS INTERETS OBJECTIFS

 

Nous pourrions continuer encore par mille autres exemples montrant le décalage phénoménal entre le discours compassionnel d'une institution qui, encore une fois n'est qu'un groupement communautaire minoritaire, qui promeut chez nous la « diversité comme source de richesse », dénonce les supposées « discriminations », dénonce le nationalisme et la défense de l'identité française et européenne comme des réactions xénophobes et racistes  mais qui en même temps affirme son soutien sans faille à Israël et à sa politique de préservation du caractère juif, partage la crainte de voir Israël submergé par des flux migratoires qui mèneraient à la disparition de l'Etat juif et qui ne s'offusque ni de la construction d'un mur de 9 mètre de haut le long de la frontière avec la Cisjordanie, ni des discriminations supportées par les arabes d'Israël, ni de la colonisation de terres palestiniennes en violation totale des résolutions de l'ONU et encore moins de la présence de partis d'extrême droite au parlement Israëlien et au gouvernement… Toutes choses qui évidemment seraient condamnées si cela se passait en France, en Europe ou ailleurs…

 

En conclusion, nous pouvons dire que nous n'avons aucune leçon de tolérance à recevoir de M. PRASQUIER et du CRIF. Nous revendiquons au contraire le même droit des juifs et isrëliens à défendre nos identités régionales, nationales et européennes. Notre combat n'est pas moins légitime que celui des juifs et d'Israël. Enfin, nous appelons tous les juifs de France à se désolidariser du CRIF et de son président dont le discours naïf, fataliste et l'angélisme dont il fait preuve est celui qui a permis l'entrée en France de millions d'immigrés du tiers monde, musulmans pour la plupart, et qui porte donc une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation économique et sociale en France, de la désintégration du corps social, le communautarisme, les revendications religieuses de plus en plus pressantes, l'importation sur notre sol du conflit israélo-arabe et les menaces ou faits divers qui ont frappé des juifs. Car tous les spécialistes le savent bien, les actes qualifiés d'antisémites ne sont pas le fait de jeunes « d'extrême droite », mais imputable le plus souvent à des jeunes issus de l'immigration musulmane et africaine récente. Merci donc M. PRASQUIER, car votre discours complètement irrationnel détournera de votre organisation un nombre croissant de gens de votre propre communauté…

 

                  Sébastien JOLIVET



Article ajouté le 2008-05-03 , consulté 73 fois

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